mercredi, 18 février 2026 23:16

Afrique : Préoccupation face à la progression du groupe État islamique

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Atlanticactu / Dakar / Hamet

Selon le vingt-deuxième rapport du Secrétaire général de l’ONU qui a été soumis au Conseil de sécurité le 2 février 2026, la menace que représente le groupe Etat islamique s’est aggravée en Afrique de l’Ouest et dans la région du Sahel. Ses membres renforcent en effet leur emprise sur le territoire.

Selon le rapport exploité par APAnews, le Sahel central, particulièrement les régions frontalières entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ainsi que le bassin du lac Tchad, reste le centre névralgique de l’expansion du groupe. Selon l’ONU, la menace s’est transformée en une situation « multipolaire et de complexité croissante », caractérisée par une augmentation des aptitudes technologiques et opérationnelles.

Au sein du bassin du lac Tchad, le groupe Etat islamique (ISWAP) a élargi son emprise, agissant principalement au Cameroun, au Niger, au Nigéria et au Tchad. Le rapport indique que le groupe a renforcé ses positions dans les zones centrales et septentrionales de l’État de Borno, au nord-est du Nigéria, et intensifié les attaques contre les communautés isolées de la région du Nord-Extrême Cameroun ainsi que dans la province du Lac au Tchad.

Au Niger, les zones de Tillabéri, Tahoua et Dosso ont été marquées par une activité intense du groupe État islamique au Sahel, alors qu’au Mali, des offensives ont été signalées à Ménaka et Tessit. Vers la fin de 2025, ce groupe a été en conflit avec le Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM), une organisation liée à Al-Qaida, pour le contrôle du territoire.

Le rapport souligne une escalade de la propagande du groupe en République démocratique du Congo, où les Forces Démocratiques Alliées continuent d’être une menace importante, ainsi qu’au Mozambique, en Afrique centrale.

Toutefois, en Somalie, l’intensification des efforts des forces de sécurité a grandement atténué la menace. On estime maintenant que le nombre de combattants du groupe Etat islamique dans cette région se situe entre 200 et 300. Plus de 180 personnes ont été appréhendées suite à des opérations récentes de lutte contre le terrorisme.

L’ONU a aussi exprimé des inquiétudes concernant l’usage grandissant de technologies sophistiquées en Afrique de l’Ouest, dont les systèmes de drones volants. Le rapport souligne que l’ISWAP accroît son inventaire de drones en important des pièces détachées qui sont ensuite montées localement.

En réponse à cette progression, l’Organisation des Nations Unies déclare avoir intensifié son soutien technique aux pays africains, en particulier dans les secteurs de la gestion des frontières, de la lutte contre le financement du terrorisme et du renforcement des aptitudes judiciaires.

Le Mécanisme intégré de stabilité des frontières est en cours de participation par huit nations d’Afrique de l’Ouest, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Le Secrétaire général met en évidence que l’élargissement territorial des membres du groupe État islamique « aggrave l’instabilité et sape les efforts que déploient les pays pour relever des défis complexes en matière de sécurité, de droits humains et de développement », exhortant les États de la région à adopter des actions concertées et coordonnées.

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