jeudi, 22 janvier 2026 07:16

Affaire PRODAC : Les avocats d’Ousmane SONKO révèlent « l’existence avérée » du rapport et exigent la révision du procès

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Sénégal

Atlanticactu / Dakar / Hamet

Le pool d’avocats du Premier ministre, Ousmane SONKO, a dénoncé ce lundi ce qu’il qualifie de « grave manipulation » ayant conduit à la condamnation pour diffamation de leur client en 2023.

Cette condamnation, qui avait entraîné l’inéligibilité du leader de PASTEF lors de la dernière présidentielle, reposait sur une prémisse aujourd’hui contestée notamment l’inexistence du rapport du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).

L’argument central de l’accusation en 2023 était que le document cité par Ousmane SONKO n’était qu’une invention.

Or, Me Macodou NDOUR et ses confrères affirment désormais détenir la preuve formelle que le rapport a été signé, approuvé et archivé dès 2018.

« La condamnation de notre client repose sur un mensonge positif. On a soutenu devant les juridictions que ce rapport n’existait pas, alors qu’il met en cause des responsabilités clairement identifiées », a fustigé Me NDOUR.

Un rapport « fantôme » enfin localisé

Face à ces nouveaux éléments, une commission spéciale composée de hauts magistrats a été saisie. La défense a annoncé que cette instance a rendu un avis favorable à la révision du procès, jugeant que la découverte du document fait naître un « doute sérieux » sur la culpabilité du Premier ministre.

Les avocats ont tenu à clarifier deux points juridiques majeurs notamment l’amnistie n’est pas un obstacle et l’enjeu civil.

Malgré l’amnistie pénale, la condamnation civile à verser 200 millions de FCFA de dommages et intérêts reste exécutoire, rendant le blanchiment total d’Ousmane SONKO indispensable.

Au-delà du fond, la défense est revenue sur la forme du procès initial. Me Ndour a dénoncé une vitesse d’exécution « suspecte », soulignant qu’en trente ans de carrière, il n’avait jamais vu un dossier de diffamation être bouclé avec une telle hâte.

Selon lui, la peine de six mois avec sursis avait été « chirurgicalement » calculée pour atteindre le seuil d’inéligibilité.

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