Sous l’égide des autorités publiques, l’administration pénitentiaire a réaffirmé son objectif de créer un système carcéral moderne, performant et conforme aux standards internationaux, comme partie intégrante d’une réforme en cours.
Dans ce contexte, un atelier de validation du plan stratégique 2025-2029, visant à optimiser les conditions de détention et la préparation à la réinsertion sociale des détenus ainsi qu’à améliorer les conditions de travail de l’administration pénitentiaire, s’est déroulé lundi à Dakar, rapporte l’APS.
« Ce plan vise à mettre en place un système pénitentiaire moderne, efficace et parfaitement aligné sur les normes nationales, régionales et internationales », a déclaré l’inspecteur Aliou CISS, directeur général de l’administration pénitentiaire, lors de l’inauguration de l’atelier.
Il a noté que ce projet s’inscrit dans la continuité de la réforme de l’administration pénitentiaire initiée par les autorités au cours des dernières années et qui a permis d’accomplir « des progrès importants », notamment grâce à l’établissement d’un Fonds de réinsertion sociale pour les détenus.
L’agent d’inspection Aliou CISS a aussi mentionné l’augmentation graduelle du coût quotidien de maintien des détenus, passant de 1152 francs entre 2022-2023 et 2024 à 1300 francs en 2025. De plus, il a souligné la hausse de la qualité de la nourriture servie aux détenus grâce à l’embauche de chefs professionnels au sein des institutions pénitentiaires.
En outre, il y a une expansion prévue de 1390 places entre 2024 et 2025, un accent accru sur la réinsertion sociale grâce à l’amélioration du travail pénitentiaire, l’établissement d’unités de production et industrielles, ainsi que la mise en place d’activités éducatives et formatrices pour les détenus.
D’après le directeur général de l’administration pénitentiaire, les avancées incluent l’amélioration des conditions de travail du personnel grâce à l’équipement en matériel de mobilité et de sécurité, ainsi que l’achat de véhicules pour transférer les détenus et de véhicules dédiés aux directeurs des établissements.
D’après l’inspecteur Aliou CISS, la validation du plan stratégique 2025-2029 de l’administration pénitentiaire vise à obtenir le soutien des parties prenantes, à considérer toute proposition éventuelle et à garantir que ce plan prend en compte les préoccupations des acteurs impliqués.
« De manière spécifique, il s’agira d’obtenir l’adhésion et l’appropriation des décideurs politiques, du personnel pénitentiaire et des intervenants en milieu carcéral, de consolider et d’enrichir le plan stratégique en tenant compte des suggestions des acteurs concernés [..] », a-t-il déclaré.
L’objectif de l’atelier était également de valider « les orientations stratégiques » du secteur, tout en vérifiant leur conformité avec la mission et la vision de la direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP). Il s’agissait aussi d’assurer la faisabilité du plan stratégique afin de «garantir sa conformité avec le référentiel économique national, la Lettre de politique sectorielle du ministère de la Justice et les autres normes et standards en matière de traitement des détenus adaptés à l’échelle régionale et internationale », a-t-il terminé.