vendredi, 2 octobre 2026 13:21

Affaire Softcare : les députés découvrent 2,2 tonnes de matières premières périmées

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Sénégal

Atlanticactu/ Affaire Softcare/ Produits d’hygiène/ Santé publique/ Serigne Ndong

En décembre 2025, le Sénégal a été marqué par l’affaire Softcare, du nom de la filiale sénégalaise d’un groupe chinois spécialisé dans les produits d’hygiène, notamment les serviettes hygiéniques et les couches pour bébé. L’entreprise avait été accusée d’utiliser des matières premières périmées dans la fabrication de ses produits, ce qu’elle avait catégoriquement démenti. Face à ces déclarations contradictoires, l’Assemblée nationale avait décidé de mettre en place une mission d’information parlementaire.

Selon l’APS, qui cite les principales conclusions de cette mission, les députés ont confirmé la présence de matières premières périmées sur le site industriel de l’entreprise à Sindia, dans le département de Mbour. Ils ont également relevé des défaillances dans la gestion des stocks ainsi que plusieurs dysfonctionnements institutionnels. L’Assemblée nationale précise toutefois ne disposer d’aucune preuve scientifique permettant d’établir que ces matières périmées ont été incorporées aux produits finis commercialisés par l’entreprise.

Les investigations menées sur le site industriel ont permis de découvrir plusieurs matières premières ayant dépassé leur date de validité, notamment du film perforé portant le code SAP 210032699. Au total, 2 260 kilogrammes de produits et de matières ont été isolés avant d’être détruits par incinération.

Des «insuffisances» documentées

Les députés ont également relevé «des insuffisances» dans le contrôle des dates de péremption, l’isolement des matières non conformes et la tenue des registres. L’historique des mouvements de stocks transmis par l’entreprise a, par ailleurs, été considéré comme incomplet.

La mission parlementaire a aussi recueilli «des témoignages ainsi que des échanges écrits et vocaux sur WhatsApp faisant état de consignes et d’un usage habituel de matières premières périmées dans le processus de fabrication». Le Parlement souligne néanmoins que «les documents disponibles et les méthodes d’analyse actuelles ne permettent pas d’établir scientifiquement, a posteriori, que ces matières ont effectivement été incorporées dans les produits finis mis sur le marché».

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