dimanche, 27 septembre 2026 18:21

Près de 300 candidats à l’émigration secourus par les garde-côtes mauritaniens

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Mauritanie
Atlanticactu/ Nouakchott/ Banjul/ Amsatu Barrow
Les gardes-côtes mauritaniens ont réussi à sauver ce dimanche 27 septembre quelques 260 migrants à bord de deux embarcations de fortune. Ces candidats qui ont tous pris départ depuis la Gambie ont échappé au pire en ces temps d’intempéries ayant occasionné plusieurs naufragés.
Cette opération intervient quelques jours après une alerte des Canaries sur la reconfiguration des routes migratoires atlantiques. Selon un communiqué publié par le ministère mauritanien de la Pêche et de l’Économie maritime, les garde-côtes ont repéré dans la matinée deux embarcations au large du marché aux poissons de Nouakchott. Les deux bateaux avaient quitté Banjul et avaient passé environ sept jours en mer avant leur interception et le sauvetage de l’ensemble des personnes à bord.
Le bilan communiqué fait état de 132 Sénégalais, 120 Gambiens, quatre Guinéens de Conakry, deux Nigérians et deux Maliens. Parmi les personnes secourues figurent 180 hommes, 61 femmes et 17 enfants. Le ministère précise que l’opération s’inscrit dans les missions de surveillance, de sauvetage et de protection des vies humaines dans les eaux relevant de la souveraineté mauritanienne.
Ce sauvetage intervient dans un contexte de reconfiguration de la route atlantique. Dans un rapport présenté le 22 septembre, le Gouvernement des Canaries relevait que 5 163 personnes étaient arrivées par voie maritime dans l’archipel au 31 août 2026, contre 12 126 durant la même période de 2025, soit une baisse de plus de 57 %. Le document avertit toutefois que la diminution des arrivées visibles ne permet pas, à elle seule, de mesurer l’évolution des flux, notamment en raison du déplacement des points de départ. 
Le rapport « Ruta Atlántica, Sahel y Canarias », élaboré avec l’Islas Responsables Lab et l’Institut espagnol d’analyse migratoire (IEAM), identifie notamment un rôle croissant de la Gambie, de la Guinée et de la Guinée-Bissau dans les nouveaux itinéraires. Certaines traversées depuis ces pays peuvent atteindre près de 2 000 kilomètres, avec des risques importants pour les personnes embarquées.
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