Arrivé à New York le 21 septembre 2026, après des déplacements à Washington et à Abu Dhabi, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye FAYE, participe à la semaine de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le débat général, qui a débuté le 22 septembre, réunit les dirigeants des États membres autour du thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».
La dette au cœur du message sénégalais
Lors d’une réunion consacrée au Pacte pour l’avenir en Afrique, Bassirou Diomaye FAYE a mis l’accent sur les difficultés de financement auxquelles sont confrontés les pays africains. Son intervention a notamment porté sur la nécessité de renforcer le multilatéralisme et de réformer l’architecture financière internationale.
Le président sénégalais a évoqué le déficit annuel de financement des Objectifs de développement durable, estimé à 4 000 milliards de dollars, ainsi que le poids croissant du service de la dette pour les économies africaines.
Selon le chef de l’État, cette pression financière réduit les marges de manœuvre budgétaires nécessaires au financement de secteurs essentiels, notamment la santé, l’éducation et les infrastructures.
Le Pacte pour l’avenir, adopté par les États membres de l’ONU en 2024, prévoit notamment une meilleure représentation des pays en développement dans les institutions financières internationales, un renforcement du financement du développement et une évolution des mécanismes de dette souveraine.
Le Sénégal et les perspectives de la jeunesse africaine
À New York, le président de la République a également réaffirmé la volonté du Sénégal de contribuer à la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir. Une attention particulière est accordée aux perspectives offertes à la jeunesse africaine, dans un contexte marqué par les défis liés au développement, au financement et à l’emploi.
La présence de Bassirou Diomaye FAYE intervient par ailleurs dans le cadre de ses responsabilités régionales à la tête de la CEDEAO, donnant à ses interventions une dimension à la fois nationale et régionale.
