mercredi, 19 août 2026 13:12

État civil au Sénégal : Kaffrine face à l’urgence de la déclaration des naissances

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Atlanticactu/ Kaffrine/ Etat civil/ ANEC/ Déclaration des naissances/ Serigne Ndong

Avec seulement 42 % des naissances déclarées, Kaffrine figure parmi les régions les plus en difficulté en matière d’état civil au Sénégal. Une situation préoccupante pour les autorités administratives et l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), qui appellent à une mobilisation collective pour améliorer l’enregistrement des faits d’état civil.

Selon l’ANEC, le taux national d’enregistrement atteint 81,4 %. À Kaffrine, en revanche, moins de la moitié des naissances sont déclarées, exposant de nombreux enfants aux conséquences de l’absence de documents officiels. Le directeur de la Cellule de communication de l’ANEC, Ibrahima Etia, évoque notamment la position géographique de la région et ses mouvements de population avec la Gambie.

« Aujourd’hui, on est dans un contexte où, au Sénégal, on ne doit plus avoir un enfant sans état civil, un couple sans acte de mariage. De même, tout décès doit être déclaré à l’état civil », a-t-il déclaré. Il souligne que l’absence d’état civil prive certaines personnes de droits essentiels et qu’un individu non déclaré « n’existe pas juridiquement ».

L’adjoint au préfet de Kaffrine, Boubacar Bâ, considère également l’état civil comme une priorité et plaide pour davantage de sensibilisation.

Les médias sont appelés à jouer un rôle majeur dans cette démarche. Lors d’une session organisée du 11 au 13 août 2026 pour 35 journalistes de la cellule zone centre de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), la question de l’état civil a été largement abordée.

« Par des reportages de qualité, ils peuvent informer les citoyens sur les procédures, faire connaître les difficultés rencontrées et rapprocher davantage les populations des services compétents », a-t-il expliqué.

L’ANEC insiste aussi sur le rôle des chefs de quartier et de village, qui peuvent recueillir les déclarations de naissance et les transmettre aux centres d’état civil.

Pour Mor Kâ, journaliste à Seneweb et secrétaire général de la cellule zone centre de la CJRS, les médias doivent dépasser le simple traitement factuel et mieux expliquer les causes et conséquences de la non-déclaration. Selon lui, l’information et la sensibilisation peuvent contribuer à rapprocher les populations des services compétents et à réduire les situations d’enfants, de mariages ou de décès non enregistrés.

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