En sus d’une deuxième candidature africaine qui risque de fragiliser les chances de l’ancien président sénégalais dans la course pour occuper le poste de Secrétaire général de l’ONU, un premier test à travers un vote indicati organisé le 30 juillet, donne un goût amer à Macky Sall.
Alors que la cheffe de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, la Costaricaine Rebeca Grynspan, est arrivée en tête du vote, devançant l’ex-ministre guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett.
Le score sème le flou sur la volonté de Macky Sall de succéder à Antonio Guterres, même si le scrutin n’avait aucun enjeu majeur, puisque d’autres seront organisés jusqu’à l’élection finale.
La présence d’une deuxième candidature africaine, celle d’Olara Otunnu, secrétaire général adjoint de l’ONU pendant le mandat de Kofi Annan, complique les choses, même si Macky Sall a obtenu le soutien des autorités de son pays.
Autre écueil pour le sénégalais, la rotation géographique. Ce principe tacite voudrait que le prochain secrétaire général soit originaire d’un pays d’Amérique latine. Mais pas seulement : des voix pousseraient aussi pour l’élection d’une femme à la tête de l’ONU.
Mais rien n’est encore joué, Antonio Guterres cédera le témoin le 1e janvier 2027.