jeudi, 25 juin 2026 01:37

Le Burkina Faso rejette vigoureusement la résolution de l’UE sur la « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales « 

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Burkina Faso 
Atlanticactu/ Bruxelles/ Ouaga Didier Tapsoba 
La réponse du gouvernement Burkinabé sur une résolution du Parlement européen en date du 18 juin soupçonné d’être  « manifestement adossée à des desseins néocoloniaux et inspirée par des réseaux obscurs à la solde de la France ».  Cette résolution a été rejetée mercredi par le gouvernement. 
Cette résolution adoptée par le Parlement européen, intitulée : « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », indique une note verbale du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso adressée à l’UE.
Le gouvernement du Burkina Faso « rejette avec la plus grande fermeté cette résolution dont les appréciations partiales, les allégations infondées ainsi que les jugements péremptoires traduisent un refus manifeste de ses initiateurs, de voir les progrès engrangés par le Burkina Faso depuis 2022 dans la reconquête du territoire national et dans la consolidation de son économie » lit-on dans la note verbale publiée par le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso.
Selon les autorités burkinabè, cette résolution « manifestement adossée à des desseins néocoloniaux et inspirée par des réseaux obscurs à la solde de la France, constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain, en contradiction avec les principes consacrés par la Charte des Nations Unies, notamment ceux relatifs à l’égalité souveraine des États et à la non-ingérence dans leurs affaires internes ».
Par ailleurs, le gouvernement burkinabè « relève avec gravité » que certains parlementaires européens persistent à développer une « approche paternaliste » des relations internationales, fondée davantage sur des préjugés idéologiques que sur une compréhension objective des réalités du terrain.
Dans la note, le gouvernement a rappelé que la crise sécuritaire qui affecte aujourd’hui le Burkina Faso et plusieurs pays du Sahel, est la conséquence directe de la déstabilisation de la Libye à la suite de « l’intervention militaire irréfléchie » de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 2011.
« Cette intervention, dont les effets dévastateurs continuent dans toute la région sahélienne, a favorisé le terrorisme, la prolifération et la circulation des armes de guerre ainsi que l’expansion de réseaux criminels transnationaux qui menacent la paix et la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest », a-t-il expliqué.
Le Burkina Faso « demeure attaché à un dialogue franc, respectueux et mutuellement bénéfique avec l’Union européenne ainsi qu’avec l’ensemble de ses partenaires », a indiqué le ministère des Affaires étrangères soulignant toutefois que « ce dialogue ne saurait prospérer dans un climat marqué par la condescendance, les injonctions, les procès d’intention ou les tentatives de remise en cause des choix souverains librement assumés par le peuple burkinabè » et qu’ »en tout état de cause, cette résolution est nulle et de nul effet ».
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