mardi, 7 avril 2026 15:08

Un ancien cadre de la BOA au cœur d’un scandale financier

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Atlanticactu/ Blanchiment de capitaux/ Serigne Ndong

La Section de recherches de Dakar, sur instruction du Pool judiciaire et financier (PJF), a mis fin à l’existence d’un présumé réseau international de blanchiment de capitaux. Selon le quotidien L’Observateur, l’ancien cadre de la Bank of Africa (BOA), T. Samb (45 ans), ainsi que 16 de ses présumés complices ont été interpellés. Le préjudice financier est évalué à plus d’un milliard de FCFA.

À l’origine de cette affaire, T. Samb occupait un poste stratégique au sein de la BOA, où il assurait la supervision des transferts internationaux. Il aurait exploité cette position privilégiée pour contourner le système à des fins personnelles. D’après les enquêteurs, le journal indique que le «banquier usait de sa qualité professionnelle pour approcher des personnes ne disposant pas de comptes bancaires». Il les poussait à en créer en leur promettant des opérations conformes et des commissions attractives. Des individus peu familiers des mécanismes financiers se retrouvaient ainsi impliqués dans un circuit international de flux illicites.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une somme de 1,6 millions d’euros (soit 1,067 milliards FCFA) aurait transité par de faux circuits avant d’être retirée à Dakar, Rufisque, Tivaouane et Keur Massar, puis redistribuée ou dissimulée via des procédés visant à en masquer l’origine et la destination finale.

Les présumés complices de T. Samb présentent des profils professionnels diversifiés. Parmi eux figurent P.M. Seck (45 ans, technicien en froid et climatisation), Y. Goumba (44 ans, administrateur civil) et M.J. Sam (36 ans, artiste comédien et réalisateur). Entendus par les enquêteurs, ils ont reconnu avoir reçu des virements bancaires effectués par T. Samb et N.M. Ndiaye, présentée comme la principale complice du banquier.

Les 16 mis en cause ont été présentés au Juge du 5e cabinet d’instruction, puis placés sous mandat de dépôt. Ils sont poursuivis pour «intrusion frauduleuse de données dans un système informatique, blanchiment de capitaux, complicité d’escroquerie et recel».

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