lundi, 30 mars 2026 15:45

TikTok, drogue et accusations graves : une affaire éclate à la cité Mixta

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Atlanticactu/ Cité Mixta/ Drogue/ Viol/ Delinquance/ Serigne Ndong

Onze jeunes, garçons et filles âgés de 18 à 24 ans, ont été découverts dans des situations jugées suspectes au sein d’un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de la cité Mixta. Les faits se sont produits lundi dernier, peu après 17 heures. Alertés par des odeurs de chanvre indien provenant des lieux, des policiers en patrouille ont frappé à la porte. «Ils découvrent un appartement transformé en véritable fumoir et lieu de débauche, rapporte L’Observateur, qui relaie cette histoire. […] Sur la table basse, le décor est planté : dix grammes de chanvre en vrac, un joint entamé, une bouteille de vodka, du vin rosé. Plus inquiétant encore : trois préservatifs usagés et une capsule de ‘coffee’, un stimulant aphrodisiaque ont été également trouvés sur place.»

Neuf membres du groupe ont été interpellés, selon le quotidien d’information, qui précise que les deux autres ont pris la fuite. Il s’agit d’un certain «Alou», présenté comme le fournisseur de la drogue, ainsi que d’une fille nommée Amy F., dont le rôle n’a pas été précisé.

Parmi les suspects figure une mineure, Fatou Ngoné D., également interpellée par les forces de l’ordre. Le journal du Groupe futurs médias indique que son témoignage a remis en cause la version avancée par ses camarades, qui soutenaient avoir loué ensemble l’appartement à 70 000 francs CFA pour deux nuits, dans le cadre d’un «shooting photos» destiné à leurs pages TikTok à l’occasion de la korité.

Âgée de 17 ans, Fatou Ngoné D. a été entendue en présence de son père, selon L’Observateur. L’adolescente, qui avait fugué du domicile familial, affirme avoir été piégée par ses camarades. «Elle ne se doutait pas que la séance photo n’était qu’un appât. Dans sa déposition, elle accuse formellement deux membres de la bande, S. C. Touré, 24 ans, et C. Diop, 22 ans, qui auraient profité de sa vulnérabilité [pour abuser d’elle sexuellement].»

L’Observateur rapporte que le premier a reconnu les faits tandis que le second les a niés. «Seulement, alerte le quotidien d’information, les résultats de la réquisition médicale délivrés par l’hôpital Abass Ndao sont venus étayer les dires de la victime, confirmant des traces de violences sexuelles.»

Les huit garçons suspectés ont finalement été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, détention et usage collectif de drogue, détournement de mineure et viol collectif.

Enfin, L’Observateur indique que l’un des fugitifs, Alou, a abandonné dans l’appartement son téléphone portable. «L’appareil constitue une pièce maîtresse pour identifier les autres membres de ce réseau de débauche», parie le journal.

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