L’Organisation non gouvernementale (ONG) islamique JAMRA a annoncé, via sa page Facebook officielle, qu’une protection rapprochée a été affectée à son vice-président, Mame Makhtar GUEYE.
Des éléments de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), unité d’élite de la Police nationale, assurent désormais sa sécurité. Le président exécutif de l’ONG, Imam Massamba DIOP, a tenu à remercier publiquement le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Mame Seydou NDOUR.
Ce dernier a accédé à la demande de l’organisation en détachant des éléments de la BIP pour garantir l’intégrité physique de M. GUEYE.
L’ombre de la « liste des 650 »
Ce niveau de protection, habituellement réservé aux hautes personnalités de l’État ou à des situations de menaces avérées, souligne la tension entourant les récentes activités de l’ONG.
JAMRA a récemment annoncé son intention de publier une liste de 650 personnes qu’elle identifie comme étant homosexuelles.
Toutefois, la publication de ce document, initialement prévue sous peu, a été temporairement gelée. L’organisation a précisé avoir été saisie par l’un de ses conseils, Me Seydou Diagne.
Actuellement en déplacement à Paris, l’avocat a demandé aux membres de l’ONG de différer la publication jusqu’à son retour de voyage et d’encadrer juridiquement cette démarche pour éviter d’éventuels revers judiciaires.
Cependant, pour justifier sa démarche, JAMRA invoque l’histoire de l’organisation. Mame Makhtar Guèye et ses collaborateurs rappellent qu’en 1985, sous l’égide de feu Me Babacar NIANG, l’ONG avait procédé de manière identique en publiant une liste de 25 personnalités présentées comme francs-maçons.