Dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que le cessez-le-feu doit entrer en vigueur, mercredi 18 février, des combats intenses caractérisés par des bombardements se poursuivent dans les hauts plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, en province du Sud-Kivu entre les combattants Twirwaneho – alliés à l’AFC/M23 – et l’armée congolaise appuyée par l’armée burundaise et miliciens Wazalendo.
La poursuite des combats continue malgré l’appel, samedi 14 février, des États-Unis à la cessation des hostilités. RFI a pu joindre Mufashe Santos, président de la société civile de Minembwe, une zone où le réseau des télécommunications est coupé depuis plus d’un mois.
Mufashe Santos relate le calvaire du vécu quotidien des habitants dans cette zone enclavée, suite aux combats sans cesse.
Cette situation intervient alors que la cheffe de la Monusco, Vivian Van de Perre, séjourne toujours à Goma où elle a d’ailleurs rencontré les autorités de l’AFC/M23 et le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE).
« Nous sommes toujours bombardés par des drones du gouvernement. Presque tout témoigne que les combats ne cessent pas. Ils attaquent toujours et il y a des victimes. On a toujours demandé qu’il y ait des couloirs humanitaires. Je voudrais maintenant m’adresser à l’Union africaine. La population des Hauts-Plateaux continue à être bombardée, à être tuée. On attaque jour et nuit. Ce sont tous les bombardements des drones qui visent les maisons des civils. On a coupé les réseaux téléphoniques et cela c’est vraiment urgent…. On faisait même le marché sur le téléphone, mais aujourd’hui, la population de Minembwe n’a plus les moyens de vivre », témoigne Mufashe Santos, président de la société civile de Minembwe.