Sénégal
Atlanticactu/ Starlink/ Souveraineté numérique/ Serigne Ndong
La Coordination des syndicats des opérateurs télécoms s’est récemment exprimée officiellement sur l’affaire Starlink. Elle regroupe le Syndicat des travailleurs de Sonatel (Syts), les sections Sonatel et Expresso du Syndicat national des travailleurs des Postes et télécommunications du Sénégal (Sntpt) ainsi que le Syndicat national des travailleurs de Sentel (Yas), et annonce la formation d’un front commun.
Elle souhaite notamment connaître combien Starlink, «dont le propriétaire est 20 plus riche que le Sénégal, a payé pour son entrée dans le marché sénégalais». Les syndicats interrogent également l’absence d’appel d’offres, le type de régime d’exploitation de Starlink au Sénégal et la licence d’autorisation qui lui a été délivrée.
Une autre question concerne le contenu du cahier des charges : «Nos autorités le considèrent-elles comme un FAI qu’on compare à Sonatel, Yas et Expresso ou un FAI qu’on compare à ARC, WAAW ?», s’interrogent-ils dans leur communiqué transmis à Seneweb. Selon eux, ce sont autant de points sur lesquels le gouvernement du Sénégal tarde à apporter des réponses.
«Il ne s’agit nullement pour nous de nous dresser contre la concurrence, mais plutôt d’exiger la transparence dans un secteur aussi vital et stratégique pour notre nation que celui numérique. Comment l’Etat peut rendre public les montants des licences des opérateurs et des FAI et devenir aphone pour ce qui concerne Starlink?», soulignent les syndicats, doutant que l’État ait réellement défendu l’intérêt du pays.
Enfin, la coordination annonce le lancement, dans les prochains jours, d’un Front national pour la transparence et la souveraineté numérique, accompagné d’une série de rencontres avec l’ensemble des acteurs du numérique, la société civile et toutes les forces vives de la nation.
