Dans un communiqué publié ce lundi, le Club des Avocats au Maroc a exprimé sa « plus vive réprobation » face aux accusations de manipulation portées contre le Royaume et la Confédération Africaine de Football (CAF) par le président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) Abdoulaye FALL.
Le différend repose sur les propos du patron du football sénégalais, qui a ouvertement accusé le Maroc de « manipuler la CAF » et d’exercer une « influence occulte » sur les instances continentales. Pour le collectif des avocats marocains, ces déclarations franchissent le seuil de la critique sportive pour s’aventurer sur le terrain de la calomnie institutionnelle et de l’offense directe à l’intégrité de la CAF.
L’organisation marocaine estime que ces allégations sont « dépourvues de toute substance probatoire » et visent uniquement à masquer des « carences structurelles » par le biais d’une théorie du complot.
Le Club des Avocats ne compte pas en rester au stade de la dénonciation verbale. Il invoque plusieurs manquements graves aux règlements internationaux notamment un manquement aux devoirs de neutralité et d’intégrité prescrits par les articles 14, 15 et 16 du Code d’Éthique de la FIFA.
Il dénonce aussi des propos diffamatoires. Des faits qu’il qualifie de comportement offensant en vertu de l’article 23 du Code d’Éthique de la FIFA et de l’article 131 du Code Disciplinaire de la CAF.
L’organisation marocaine a annoncé son intention d’activer la procédure de saisine fondée sur l’article 60 du Code d’Éthique de la FIFA et l’article 43 du Code Disciplinaire de la CAF.