Au lendemain d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations qui a opposé avec intensité le Sénégal et le Maroc, l’histoire s’écrit désormais sur un autre terrain : celui de la diplomatie et du partenariat stratégique. Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est l’invité de son homologue marocain Aziz Akhannouch, figure incontournable de l’etablishment royal chérifien, pour réactiver un axe Rabat-Dakar qui a toujours été porteur de fraternité et de coopération.
Du 26 au 27 janvier 2026, le Premier ministre Ousmane SONKO effectuera sa première et grande visite au Royaume Chérifien. Au delà de cet acte fort et historique que le Chef du gouvernement sénégalais posera en faveur de la machine diplomatique du pays depuis la chute du régime Macky SALL, c’est surtout cette symbolique qui entoure ce déplacement qui magnifie l’amitié sénégalo-marocaine, transcendant les victoires sportives et les pauses diplomatiques, pour s’inscrire dans la durée et dans l’histoire.
Aziz Akhannouch, industriel de renom devenu chef du gouvernement, incarne la puissance économique et politique du Maroc moderne
Ousmane Sonko, nouvel homme fort de Dakar, arrive à Rabat accompagné d’une forte délégation composée de ministres, de directeurs généraux et de chefs d’entreprises avec la ferme volonté de donner un souffle nouveau à une relation bilatérale qui, depuis des décennies, s’est illustrée par une solidarité exemplaire. Ensemble, ils présideront la 15e session de la Haute commission mixte de partenariat maroco-sénégalaise, prévue les 26 et 27 janvier. Cet événement marque la reprise d’un mécanisme institutionnel resté en sommeil depuis 2013. Son homologue marocain Aziz Akhannouch n’est pas n’importe qui dans l’etablishment royal chérifien. Entrepreneur de premier plan, influent homme politique, plusieurs fois ministre et chef du gouvernement depuis le 7 octobre 2021, Aziz Akhannouch est une figure clé du pré- carré du souverain chérifien Mohamed VI.
Un nouvel élan après 13 ans de pause
La pause de treize ans n’a jamais effacé la profondeur des liens entre les deux nations. Le Sénégal et le Maroc partagent une histoire faite de respect mutuel, de coopération économique et de proximité culturelle. Rabat et Dakar se sont souvent épaulés dans les grandes causes africaines, qu’il s’agisse de paix, de développement ou de rayonnement continental. La réactivation de la Commission mixte est donc bien plus qu’un geste protocolaire : elle symbolise la volonté de bâtir un avenir commun.
Les discussions porteront sur des domaines clés : investissements, infrastructures, énergie, agriculture, culture et formation des jeunes. Le Maroc, fort de son dynamisme industriel et financier, et le Sénégal, reconnu pour sa stabilité et son rôle moteur en Afrique de l’Ouest, ont tout intérêt à conjuguer leurs forces. Ensemble, ils peuvent devenir un modèle de coopération Sud-Sud, fidèle à l’esprit panafricain.
Au-delà des accords et des chiffres, cette visite est un symbole. Elle rappelle que les relations sénégalo-marocaines reposent sur une confiance ancienne, nourrie par des échanges humains, universitaires et culturels. Elle confirme que Rabat et Dakar ne sont pas seulement des capitales politiques, mais des phares de solidarité africaine.
L’économie au centre d’une amitié renouvelée
La visite du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko à Rabat, à l’invitation de son homologue Aziz Akhannouch, marque un tournant décisif dans les relations sénégalo-marocaines. Au-delà du protocole et des symboles, c’est l’économie qui se trouve au cœur de cette rencontre, avec la 15e session de la Haute commission mixte de partenariat maroco-sénégalaise, prévue les 26 et 27 janvier. Après treize années de silence, les deux capitales réactivent un moteur essentiel pour la coopération Sud-Sud.
Le Maroc, fort de son dynamisme industriel et financier, et le Sénégal, reconnu pour sa stabilité et son rôle moteur en Afrique de l’Ouest, ont toujours entretenu une relation économique exemplaire. Rabat est l’un des premiers investisseurs africains au Sénégal, notamment dans les secteurs de la banque, des assurances, des télécommunications et de l’immobilier. Dakar, de son côté, offre au Maroc une porte d’entrée privilégiée vers la CEDEAO et un marché en pleine expansion.
Les chantiers prioritaires
La Commission mixte devrait relancer plusieurs axes de coopération notamment sur les infrastructures et le transport avec le développement de corridors logistiques reliant l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. L’énergie avec des partenariats dans les énergies renouvelables, où le Maroc est pionnier, et soutient le Sénégal dans sa transition énergétique. L’agriculture et la pêche pour un partage d’expertise et investissements conjoints pour renforcer la sécurité alimentaire. Ou encore la formation et les problématiques touchant à la jeunesse avec des programmes de mobilité universitaire et professionnelle, afin de préparer une génération capable de porter l’intégration économique africaine.
En réactivant la Haute commission mixte, Rabat et Dakar envoient un signal fort : l’Afrique peut compter sur ses propres forces pour se développer. Le partenariat sénégalo-marocain est appelé à devenir un modèle de coopération Sud-Sud, fondé sur la confiance, l’investissement et l’innovation.
La visite d’Ousmane Sonko à Rabat pour la 15ᵉ session de la Haute Commission mixte marque une relance économique majeure : le Maroc est déjà le premier investisseur africain au Sénégal, avec plus d’une centaine d’accords signés et une présence forte dans la banque, les assurances, les télécoms et les BTP. Les discussions porteront sur des projets structurants comme le gazoduc atlantique, les énergies renouvelables et les corridors logistiques.
En résumé, cette visite est bien plus qu’un geste diplomatique : elle réactive une machine économique qui avait ralenti depuis 2013. Avec des projets structurants comme le gazoduc atlantique, la transition énergétique et les corridors logistiques, Rabat et Dakar posent les bases d’un partenariat économique exemplaire en Afrique.