jeudi, 22 janvier 2026 09:31

Où sont allés les 734 milliards d’investissements extérieurs en 2025 ?

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Atlanticactu/ Cheikh Diba/ Serigne Ndong

Au cours des neuf premiers mois de 2025, les dépenses d’investissement financées par des ressources extérieures, rétrocessions comprises, ont atteint 734,4 milliards de FCFA. Ces financements ont principalement été orientés vers les secteurs de l’assainissement, du tertiaire et du ferroviaire.

Selon le rapport d’exécution budgétaire du troisième trimestre 2025, ces investissements proviennent de prêts projets à hauteur de 685,5 milliards de FCFA et de dons en capital pour 48,7 milliards de FCFA. L’analyse sectorielle montre que le secteur quaternaire capte la plus grande part des ressources extérieures, avec 297,5 milliards de FCFA, soit 40,5 % du total. Ces fonds ont en grande partie servi à poursuivre les travaux en hydraulique urbaine et assainissement (87,6 milliards de FCFA), développement social (47,5 milliards de FCFA), ainsi qu’en habitat et urbanisme (37,4 milliards de FCFA).

Le secteur tertiaire arrive en deuxième position avec 276,5 milliards de FCFA (37,6 %), affectés majoritairement aux transports routiers (216,9 milliards de FCFA) et aux transports ferroviaires (39,8 milliards de FCFA). Les secteurs primaire et secondaire bénéficient respectivement de 94,7 milliards (12,9 %) et 65,7 milliards de FCFA (8,9 %), essentiellement consacrés à l’agriculture (68,5 milliards de FCFA) et à l’énergie (50,4 milliards de FCFA).

Par ailleurs, le déficit budgétaire au 30 septembre 2025 s’établit à 1 059 milliards de FCFA, soit 4,88 % du PIB, pour une cible annuelle de 7,82 %. Le Gouvernement réaffirme sa volonté de poursuivre la consolidation budgétaire en renforçant la mobilisation des recettes intérieures et en maîtrisant davantage les dépenses publiques.

Cette trajectoire devrait permettre de ramener progressivement le déficit à la norme communautaire de 3 % d’ici 2027. « Nous avons réalisé cette performance sans réduire la masse salariale ni les investissements en capital fixe, mais en réorientant les dépenses non essentielles vers des secteurs prioritaires. C’est le travail que nous menons », a expliqué le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, devant les députés le 29 novembre 2025. Il a également rappelé le rôle stratégique du Plan de redressement économique et social (PRES) pour soutenir la vision de l’État, dans un contexte international marqué par un durcissement des conditions de financement.

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