On Monday South Sudan’s President Salva Kiir Mayardit and his former deputy, Dr. Riek Machar Teny, held a face-to-face meeting in Juba.
The meeting focused on security arrangements, which is a fundamental provision for the establishment of a Revitalized Government of National Unity on 12 November 2019.
Later, the deputy chairperson of the SPLA-IO, Henry Odwa, said the meeting deliberated how to fast-track the unification of forces – a necessary requirement for the formation of the government.
“Our meeting concentrated on security arrangements because it is one of the fundamental provisions of this agreement and we deliberated on how we can fast-track so that the necessary forces of 83,000 will be realized before 11th of November. Yes, we do have challenges and we pray that we overcome those challenges.”
Tut Kuei Gatluak, the chairperson of the National Pre-Transitional Committee, spoke on behalf of the government.
“I want to assure you that the meeting was fruitful and good. We discussed all the peace agreement provisions, especially the security arrangements, and we heard reports from both leaders. The president and Dr. [Machar] witnessed what has been achieved in the security committee, and we presented our report. It all went well. We want to ensure that there is peace for the people of South Sudan.”
The SPLM-IO leader Dr. Riek Machar is in Juba where the parties to the agreement are tying, on the second day, to resolve outstanding issues in the revitalized peace agreement, signed in Addis Ababa in September 2018.
UN Photo: Isaac Billy
Le président sud-soudanais, Salva Kiir et le vice-président, Riek Machar, deux ennemis obligés de travailler ensemble au nom de la paix, se sont engagés, dimanche 3 avril, grâce à la médiation du Soudan, à mettre en place une armée unifiée ; une étape clé dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix signé en 2018.
L’accord militaire signé, à l’occasion d’une cérémonie organisée à cet effet à Juba, en présence de l’actuel numéro deux du Conseil soudanais, Mohamed Hamdan Daglo, prévoit une répartition des postes de direction dans l’armée, la police et les forces de sécurité nationale, avec 60% réservés à la partie présidentielle et 40% pour le camp de Machar.
Alors que les deux parties ne parvenaient pas à accorder leurs violons sur la composition de la structure de commandement des forces armées unifiées, les nominations devraient désormais intervenir d’ici une semaine et les forces unifiées sont censées être opérationnelles d’ici deux mois.
Le Soudan du Sud fait face à une guerre civile depuis son indépendance en 2011, provoquée par un conflit entre Kiir et Machar. Plusieurs accords de paix signés n’ont pas abouti aux résultats escomptés. Celui de 2018, qui prévoit un partage du pouvoir à différents niveaux, peine jusqu’alors à être totalement appliqué. Les deux camps s’accusent mutuellement d’être à l’origine des obstacles.
L’ONU, préoccupée par la situation des droits de l’homme dans le pays, venait de proroger pour une année, sa mission de maintien de la paix qui comprend 17.000 soldats et 2.100 policiers. Les combats entre les forces des deux camps frères-ennemis étaient encore intenses ces derniers temps.
Les Nations unies ont aussi évoqué un besoin de 1,7 milliard de dollars pour faire face à l’urgence humanitaire dans le pays où 6,8 millions de personnes seraient très vulnérables.